{"id":4931,"date":"2021-06-11T23:36:00","date_gmt":"2021-06-11T23:36:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.physio-network.com\/fr\/blog\/"},"modified":"2021-06-14T08:11:04","modified_gmt":"2021-06-14T08:11:04","slug":"cephalees-cervicogeniques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.physio-network.com\/fr\/blog\/cephalees-cervicogeniques\/","title":{"rendered":"Les c\u00e9phal\u00e9es cervicog\u00e9niques"},"content":{"rendered":"<h4>INTRODUCTION<\/h4>\n<p>Les maux de t\u00eate sont une plainte courante dans le cadre priv\u00e9. Il existe de nombreux types de maux de t\u00eate que nous devons \u00eatre capables de diff\u00e9rencier. En voici quelques-uns des plus courants\u00a0: migraine sans aura, migraine avec aura, <em>cluster headache<\/em> [algie vasculaire de la face ou c\u00e9phal\u00e9e de Horton], c\u00e9phal\u00e9es de tension (<em>Tension-type headache<\/em>, TTH), c\u00e9phal\u00e9es paroxystiques chroniques, et celles que nous aimons traiter, les c\u00e9phal\u00e9es cervicog\u00e9niques (<em>Cervicogenic Headache<\/em>, CGH). Il est important de savoir reconnaitre les sympt\u00f4mes \/ signes typiques de chaque type de c\u00e9phal\u00e9e et en particulier les crit\u00e8res diagnostiques de la CGH. Cela ne veut pas dire que les patients souffrant d&rsquo;autres types de maux de t\u00eate ne peuvent pas tirer avantage des traitements de kin\u00e9sith\u00e9rapie, mais les avantages ne sont pas bas\u00e9s sur la pr\u00e9misse que nous am\u00e9liorons la principale d\u00e9ficience musculosquelettique de la colonne cervicale.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.physio-network.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/headaches-image.png\" class=\"js-single-image-lightbox\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.physio-network.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/headaches-image.png\" alt=\"image\"><\/a><\/p>\n<p>La recherche a montr\u00e9 que jusqu&rsquo;\u00e0 70 % des personnes souffrant de maux de t\u00eate rapportent des douleurs au cou, mais seulement 18 % de ces personnes ont des CGH ; ce qui refl\u00e8te la nature bidirectionnelle du noyau trig\u00e9minocervical (TCN) (Nilsson, 1995). En raison des interactions bidirectionnelles entre le TCN et les aff\u00e9rences cervicales, la douleur cervicale et l&rsquo;hypersensibilit\u00e9 ne sont pas des caract\u00e9ristiques uniques des CGH et peuvent \u00eatre pr\u00e9sentes dans la migraine et la TTH (Jull, et al., 2007; Jull, et al., 2009).<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la migraine et aux c\u00e9phal\u00e9es de tension (TTH), qui sont d\u00e9finies comme des c\u00e9phal\u00e9es primaires, les CGH sont des c\u00e9phal\u00e9es secondaires et sont actuellement consid\u00e9r\u00e9es comme provenant d&rsquo;un dysfonctionnement musculosquelettique de la colonne cervicale sup\u00e9rieure (Sjaastad &amp; Bakketeig, 2008; Sjaastad, Fredriksen, &amp; Pfaffenrath, 1998; Sjaastad, Saunte, Hovdahl, Breivik et Gronbaek, 1983). Actuellement trois troubles musculosquelettiques ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s en tant que caract\u00e9ristiques cliniques des CGH, qui ne sont pas pr\u00e9sentes dans la migraine et la TTH (Jull, Amiri, Bullock-Saxton, Darnell, &amp; Lander, 2007; King, Lau, Lees, &amp; Bogduk, 2007; Zito, et al ., 2006) :<\/p>\n<ol>\n<li>Une articulation cervicale sup\u00e9rieure douloureuse,<\/li>\n<li>Une perte d&rsquo;amplitude de mouvement, et<\/li>\n<li>Une d\u00e9ficience du syst\u00e8me musculaire de la colonne cervicale.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Avec le temps, notre compr\u00e9hension de la physiopathologie et de la pr\u00e9sentation clinique des CGH a chang\u00e9. On pense maintenant que le m\u00e9canisme des c\u00e9phal\u00e9es provient de la convergence des neurones aff\u00e9rents primaires des trois nerfs cervicaux sup\u00e9rieurs sur le noyau trig\u00e9minocervical (TCN), permettant ainsi au cou de renvoyer la douleur dans les r\u00e9gions de la t\u00eate.<\/p>\n<h4>Un peu d&rsquo;histoire<\/h4>\n<p>C&rsquo;est au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 que les auteurs ont signal\u00e9 un type de mal de t\u00eate unilat\u00e9ral provoqu\u00e9 par des mouvements du cou, qui a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 comme une h\u00e9micr\u00e2nie paroxystique, bien que la nature m\u00e9canique de ces maux de t\u00eate ait laiss\u00e9 les th\u00e9rapeutes perplexes (Sjaastad, et al., 1983). C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une nouvelle cat\u00e9gorie de c\u00e9phal\u00e9es a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et, en 1988, Sjaastad et ses coll\u00e8gues ont fourni une d\u00e9finition des c\u00e9phal\u00e9es cervicog\u00e9niques en les classant en c\u00e9phal\u00e9es secondaires, classification actuellement accept\u00e9e par l&rsquo;<em>International Headache Society<\/em> (Olesen &amp; Steiner, 2004). \u00c0 cette \u00e9poque, il y avait deux signes cardinaux des CGH, qui \u00e0 ce jour restent des caract\u00e9ristiques essentielles du diagnostic diff\u00e9rentiel. Il s&rsquo;agit de la pr\u00e9sence d&rsquo;un mal de t\u00eate unilat\u00e9ral et la provocation d&rsquo;un mal de t\u00eate par des mouvements du cou. La d\u00e9finition actuelle (si vous souhaitez en savoir plus) est pr\u00e9sent\u00e9e par Jull, Sterling, Falla, Treleaven et O&rsquo;Leary (2009, p. 119).<\/p>\n<p>Au moment o\u00f9 des recherches importantes concernant le diagnostic des CGH ont commenc\u00e9 (au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980), le <em>gold standard<\/em> pour le diagnostic restait l&rsquo;utilisation d&rsquo;un bloc nerveux diagnostique [<em>diagnostic blockage<\/em>] (Amiri, et al., 2007; Bogduk &amp; Govind, 2009; King, et al. , 2007; Sjaastad, et al., 1983). Cependant, cela n&rsquo;est souvent pas accessible \u00e0 tous les patient\u00b7e\u00b7s souffrant de maux de t\u00eate avec une suspicion de CGH. Nous allons donc plut\u00f4t nous appuyer sur notre examen musculosquelettique.<\/p>\n<p>Un \u00e9l\u00e9ment important et souvent peu d\u00e9crit de cet examen est la palpation manuelle de la colonne cervicale sup\u00e9rieure. Jull, Bogduk et Marsland ont publi\u00e9 un article marquant en 1988 indiquant qu&rsquo;un kin\u00e9sith\u00e9rapeute exp\u00e9riment\u00e9 dans le champ musculosquelettique a la m\u00eame pr\u00e9cision dans la d\u00e9tection d&rsquo;une articulation symptomatique avec un examen manuel qu&rsquo;un bloc nerveux diagnostique par contr\u00f4le radiologique. Cependant, la palpation manuelle est une comp\u00e9tence n\u00e9cessitant une formation ; les cliniciens l&rsquo;utilisent pour d\u00e9crire \/ d\u00e9tecter les changements de sensation lors de l&rsquo;application d&rsquo;une pression sur une zone du corps humain.<\/p>\n<p>De nombreux auteurs ont depuis d\u00e9battu du fait que la palpation manuelle a 100% de sp\u00e9cificit\u00e9 et de sensibilit\u00e9 et la pr\u00e9misse de ce d\u00e9bat est bas\u00e9e sur les questions suivantes (Bogduk et Govind, 2009, King et al, 2007) :<\/p>\n<ul>\n<li>Les th\u00e9rapeutes utilisant la manipulation vert\u00e9brale peuvent-ils r\u00e9ellement ressentir un mouvement sp\u00e9cifique des articulations vert\u00e9brales ?<\/li>\n<li>Les anomalies pr\u00e9tendument palpables sont-elles vraiment diagnostiques ou sont-elles des signes non sp\u00e9cifiques ?<\/li>\n<li>Est-il possible pour les th\u00e9rapeutes utilisant la manipulation vert\u00e9brale de diagnostiquer avec pr\u00e9cision les troubles vert\u00e9braux par un examen manuel ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>En ce qui concerne la pr\u00e9sentation clinique, il existe un accord mod\u00e9r\u00e9 sur le fait qu&rsquo;il existe un recoupement consid\u00e9rable entre les sympt\u00f4mes des CGH, de la migraine et de la TTH, et qu&rsquo;aucun sympt\u00f4me particulier n&rsquo;est sp\u00e9cifique \u00e0 un type de c\u00e9phal\u00e9e (Antonaci &amp; Sjaastad, 2011; Biondi, 2005; Jull, et al., 2009). Par cons\u00e9quent, nous nous appuyons davantage sur l&rsquo;examen physique pour confirmer notre suspicion que la colonne cervicale est bien la source primaire du mal de t\u00eate.<\/p>\n<p>Pour les CGH en particulier, nous devons effectuer un examen qui identifie une perte d&rsquo;amplitude de mouvement (en testant les amplitudes actives ou avec le test de flexion rotation), des d\u00e9ficits d&rsquo;activation \/ d&rsquo;endurance \/ de coordination musculaire (en utilisant le test de flexion craniocervicale et un dispositif biofeedback de pression [<em>pressure biofeedback unit<\/em>]), et un signe articulaire confirm\u00e9 par palpation manuelle bilat\u00e9rale (avec reproduction du mal de t\u00eate si on a un peu de chance).<\/p>\n<h4>EXAMEN MANUEL<\/h4>\n<p>Maitland et Hengeveld (2005) d\u00e9crivent la palpation manuelle comme un moyen objectif de mesurer l&rsquo;amplitude et la qualit\u00e9 des mouvements au niveau d&rsquo;un segment de la colonne vert\u00e9brale. La pr\u00e9cision et la sensibilit\u00e9 de la palpation reposent sur la capacit\u00e9 du th\u00e9rapeute \u00e0 d\u00e9crire la sensation de fin d&rsquo;amplitude d&rsquo;une articulation, la qualit\u00e9 de la r\u00e9sistance par le mouvement et la reproduction de la douleur.<\/p>\n<p>Une critique de la recherche men\u00e9e par Jull et ses coll\u00e8gues (1997) est qu&rsquo;aucune proc\u00e9dure d&rsquo;\u00e9valuation normalis\u00e9e n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e. Les th\u00e9rapeutes ont effectu\u00e9 leur palpation manuelle de la m\u00eame mani\u00e8re qu&rsquo;ils le feraient dans la pratique clinique. Bien que les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude aient montr\u00e9 un excellent accord entre les th\u00e9rapeutes dans leur capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9tecter un niveau symptomatique, la conception de l&rsquo;\u00e9tude et la puissance des r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 remises en question.<\/p>\n<p>King, et al. (2007) ont \u00e9t\u00e9 les premiers auteurs \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter avec succ\u00e8s la conception de l&rsquo;\u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par Jull en 1988, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 \u00e9valuer la validit\u00e9 de la palpation manuelle dans le diagnostic de la dysfonction articulaire zygapophysaire. Cette \u00e9tude \u00e9tait huit fois plus grande et d&rsquo;une m\u00e9thodologie bien sup\u00e9rieure \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9tude. Les r\u00e9sultats ont indiqu\u00e9 que la sensibilit\u00e9 \u00e9tait de 89 % et la sp\u00e9cificit\u00e9 de 47 %, avec un rapport de vraisemblance global de 1,7. L&rsquo;un des principaux points forts de cette recherche est que \u00ab les valeurs sont probablement plus r\u00e9alistes, car elles \u00e9taient bas\u00e9es sur des \u00e9chantillons de plus grande taille, mais elles ne sugg\u00e8rent pas une infaillibilit\u00e9 de la proc\u00e9dure, ce qu&rsquo;une valeur de 1.00 aurait conf\u00e9r\u00e9\u00bb (King, et al., 2007, p. 25).<\/p>\n<p>En ce qui concerne la sp\u00e9cificit\u00e9, les auteurs n&rsquo;ont pas fourni d&rsquo;informations sur la m\u00e9thode de palpation manuelle et, par cons\u00e9quent, ces deux articles fondamentaux ont laiss\u00e9 les lecteurs sans conseils sur la proc\u00e9dure id\u00e9ale pour effectuer des mouvements intervert\u00e9braux accessoires passifs (PAIVMS). Dans toute la litt\u00e9rature sur le sujet, des kin\u00e9sith\u00e9rapeutes musculosquelettiques ayant 20 ans d&rsquo;exp\u00e9rience ou plus ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s pour r\u00e9aliser les interventions. Peut-\u00eatre que cela refl\u00e8te la vraie nature de la pratique de la kin\u00e9sith\u00e9rapie ? Cependant, cela soul\u00e8ve la question de la g\u00e9n\u00e9ralisabilit\u00e9 des r\u00e9sultats aux kin\u00e9sith\u00e9rapeutes moins exp\u00e9riment\u00e9s qui n&rsquo;auraient peut-\u00eatre pas d\u00e9velopp\u00e9 les m\u00eames comp\u00e9tences manuelles.<\/p>\n<h4>PALPATION DE LA PARTIE SUP\u00c9RIEURE DES CERVICALES<\/h4>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;anatomie de la colonne cervicale haute est unique et, dans une certaine mesure, plus compliqu\u00e9e \u00e0 \u00e9valuer que le reste de la colonne vert\u00e9brale. La forme des os et leurs articulations sont nettement diff\u00e9rentes entre l&rsquo;occiput et l&rsquo;atlas, l&rsquo;atlas et l&rsquo;axis, et l&rsquo;axis et C3. Un changement aussi marqu\u00e9 de l&rsquo;anatomie dans un environnement aussi proche ne se produit nulle part ailleurs dans la colonne vert\u00e9brale \u00bb (Edwards, 1992, pp. 42-43). C&rsquo;est pourquoi il est primordial de bien comprendre le niveau cervical mis en contrainte, et quels mouvements sensibilisants vont permettre de diff\u00e9rencier les restrictions de mouvement intra-articulaires des restrictions p\u00e9ri-articulaires.<\/p>\n<p>Edwards (1992) et Maitland (2005) recommandent d&rsquo;utiliser la palpation de la colonne cervicale sup\u00e9rieure pour CONFIRMER les r\u00e9sultats de l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;amplitude active des mouvements et de l&rsquo;amplitude passive physiologique des mouvements. Ils sugg\u00e8rent \u00e9galement que la palpation devrait \u00eatre combin\u00e9e avec des mouvements pour am\u00e9liorer la diff\u00e9renciation structurelle.<\/p>\n<p>Si vous n&rsquo;\u00eates pas s\u00fbr des structures que vous palpez ou sur lesquelles vous exercez une contrainte, utilisez un squelette et regardez ce qui se passe lorsqu&rsquo;une pression est appliqu\u00e9e \u00e0 chaque niveau dans diff\u00e9rentes positions\u2026.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.physio-network.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/headache1.jpeg\" class=\"js-single-image-lightbox\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.physio-network.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/headache1.jpeg\" alt=\"image\"><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Voici les principes que je suis lors de mon examen manuel\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>En rotation droite et en l\u00e9g\u00e8re flexion, il y aura une \u00ab ouverture \u00bb g\u00e9n\u00e9rale du c\u00f4t\u00e9 gauche de la colonne cervicale.\n<ul>\n<li>Si vous appliquez une pression post\u00e9ro-ant\u00e9rieure (PA) sur la partie gauche de C1, vous remarquerez un \u00e9tirement accru au niveau de l&rsquo;articulation C1\/2 et au niveau des structures p\u00e9riarticulaires.<\/li>\n<li>Si vous appliquez une pression PA sur la partie gauche de C2, vous remarquerez comment cela diminue l&rsquo;\u00e9tirement au niveau de l&rsquo;articulation C1\/2 mais augmente l&rsquo;\u00e9tirement sur C2\/3.<\/li>\n<li>Par cons\u00e9quent, si vous appliquez une pression PA sur la partie gauche de C2 en position neutre et qu&rsquo;il y a une douleur, une rotation vers la droite avec des sympt\u00f4mes accrus impliquera C2\/3, mais si vous tournez vers la gauche et que les sympt\u00f4mes augmentent, cela sugg\u00e8re une implication de C1\/2.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>Passons par une position diff\u00e9rente\u2026. En rotation gauche et extension\n<ul>\n<li>Une pression PA sur la partie gauche de C2 augmente l&rsquo;\u00e9tirement au niveau de l&rsquo;articulation C1\/2.<\/li>\n<li>Une pression PA sur la partie gauche de C1 diminue la rotation au niveau de l&rsquo;articulation C1\/2.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>L&rsquo;ajout de flexion cervicale sup\u00e9rieure shunte\/met de la charge CO\/C1.\n<ul>\n<li>Positionnez vos doigts sur l&rsquo;occiput et glissez en direction du pilier articulaire de C1 et avec une pression directe c\u00e9phalique et m\u00e9diale, vous trouverez CO\/C1.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il est important de se rappeler que de nombreux auteurs insistent sur le fait que le diagnostic d&rsquo;un niveau symptomatique doit \u00eatre fait sur la base de la th\u00e9orie clinique propos\u00e9e par Maitland de la mobilit\u00e9 articulaire enseign\u00e9e \u00e0 travers la construction d&rsquo;un diagramme de mouvement &#8211; on en parle d&rsquo;ailleurs dans un pr\u00e9c\u00e9dent blog [du site des auteurs de ce blog] (Jull, Treleaven, &amp; Versace , 1994 ; Zito, et al., 2006).<\/p>\n<p>Maitland d\u00e9crit que l&rsquo;\u00e9paisseur des capsules et des tissus environnants peut indiquer la chronicit\u00e9 des modifications des tissus mous. Ces changements doivent \u00eatre li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;histoire et \u00e0 la chronicit\u00e9 des sympt\u00f4mes du patient et li\u00e9s \u00e0 la provocation et au sch\u00e9ma de projection de la douleur cr\u00e9\u00e9s par la palpation de cette zone. Maitland (2005) encourage le th\u00e9rapeute \u00e0 comparer les r\u00e9sultats entre la gauche et la droite ainsi qu&rsquo;avec les niveaux adjacents pour comprendre la signification de l&rsquo;anomalie du mouvement.<\/p>\n<h4>CONCLUSION<\/h4>\n<p>\u00c0 ce jour, peu de recherches ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es sp\u00e9cifiquement dans le domaine de la CGH. Une grande partie de la recherche issue de l&rsquo;\u00e9tude des douleurs de cou et des maux de t\u00eate doit \u00eatre appliqu\u00e9e de mani\u00e8re r\u00e9fl\u00e9chie \u00e0 ce sous-groupe bien d\u00e9fini de maux de t\u00eate. La litt\u00e9rature actuelle fournit des preuves que l&rsquo;\u00e9valuation de la colonne cervicale pour les trois principales d\u00e9ficiences musculosquelettiques (identifi\u00e9es ci-dessus) est une bonne base pour le diagnostic des CGH (Jull, et al., 2009). Des trois principaux troubles musculosquelettiques r\u00e9v\u00e9lateurs d&rsquo;une CGH, l&rsquo;examen manuel est le moins standardis\u00e9.<\/p>\n<p>Cependant, des th\u00e9rapeutes tels que Maitland nous fournissent des proc\u00e9dures d&rsquo;examen pour aider \u00e0 am\u00e9liorer la coh\u00e9rence, la fiabilit\u00e9 et la validit\u00e9 de notre palpation manuelle. Ce n&rsquo;est peut-\u00eatre pas aussi bon qu&rsquo;un bloc diagnostique, mais dans la pratique actuelle de la kin\u00e9sith\u00e9rapie, notre capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9tecter une articulation cervicale sup\u00e9rieure symptomatique est assez fiable et doit \u00eatre utilis\u00e9 conjointement \u00e0 d&rsquo;autres tests physiques pour reproduire (confirmer) et r\u00e9duire (traiter) les sympt\u00f4mes des patients atteints de CGH.<\/p>\n<p>Ce blog est une traduction du blog post\u00e9 sur \u00a0<a href=\"https:\/\/www.raynersmale.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Rayner and Smale website<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>INTRODUCTION Les maux de t\u00eate sont une plainte courante dans le cadre priv\u00e9. 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