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- Numéro 78
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Atteintes musculaires du mollet chez les athlètes : revue narrative de la prise en charge, de la gradation des lésions et du retour au sport
POINTS CLÉS
- Cette revue narrative a exploré la relation entre la gradation des atteintes musculaires du mollet basée sur l’imagerie et le délai de retour au sport (RTS).
CONTEXTE ET OBJECTIFS
Les atteintes musculaires du mollet (gastrocnémien et soléaire) sont fréquentes dans les sports nécessitant une flexion plantaire explosive, tels que le football, le rugby et le tennis (1). Traditionnellement, ces lésions sont graduées en fonction de l’atteinte fonctionnelle et de la perturbation des fibres musculaires observées à l’imagerie. Les grades sont généralement classés comme légers (perte fonctionnelle minimale et perturbation minime), modérés (incapacité à marcher, faiblesse et perturbation de 10 à 50 %), ou sévères (perte fonctionnelle complète, perturbation > 50 %) (2).
Idéalement, la gradation des lésions pourrait avoir une valeur pronostique pour le retour au sport (RTS), à l’instar du cadre de classification British Athletics Muscle Injury Classification (BAMIC) utilisé pour les lésions des ischio-jambiers (3). De nouveaux systèmes de gradation des atteintes du mollet, intégrant la localisation spécifique de la lésion, ont été proposés et pourraient présenter une relation plus étroite avec le délai de retour au sport (4).
Compte tenu de l’absence de consensus sur le système de gradation optimal pour prédire la récupération et les délais de RTS, cette revue narrative a exploré la relation entre la gradation basée sur l’imagerie et le retour au sport après une atteinte musculaire du mollet.
L’imagerie est utile pour différencier les tissus atteints, identifier une atteinte tendineuse ou aponévrotique, exclure des lésions concomitantes et explorer les situations de symptômes prolongés.
MÉTHODE
Les auteurs ont réalisé une recherche systématique dans deux bases de données (PubMed et Scopus). Ils ont inclus des études originales portant sur des athlètes de tous niveaux, ayant recours à l’imagerie (IRM ou échographie) pour évaluer des atteintes musculaires