Est-il temps de mieux comprendre les tests que nous utilisons dans la prise de décision clinique pour la reprise du sport à la suite d'une plastie du LCA ? une analyse critique des hop tests

Une analyse de Dr Travis Pollen info

POINTS CLÉS

  1. Afin de minimiser les risques de récidive et de maximiser la performance après une plastie du LCA, les cliniciens utilisent souvent des hop tests comme élément de leur batterie de test de reprise du sport.
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CONTEXTE ET OBJECTIFS

Après la plastie du ligament croisé antérieur (pLCA), les athlètes sont à haut risque d’une deuxième lésion du LCA (ipsi ou controlatérale) et d'une performance athlétique réduite. Dans cette situation, la décision d'autoriser un athlète à reprendre le sport après une pLCA est souvent difficile. Pour minimiser le risque de blessure et maximiser les performances, les cliniciens comptent sur le temps écoulé depuis la chirurgie, l'examen physique, la fonction subjective rapportée par le patient et une batterie de tests fonctionnels (par exemple, des tests de force et de sauts [hop tests]) (1).

Les tests de sauts consistent traditionnellement en un ou plusieurs des tests suivants : hop test à une jambe sur la longueur, triple saut sur la longueur, saut croisé sur la longueur et saut chronométré sur six mètres (voir figure 1). Les hop tests sont particulièrement courants, car ils sont faciles à mettre en place et à évaluer. Le critère de réussite des hop tests est basé sur l'indice de symétrie des membres, qui est calculé en divisant la distance du saut effectuée par le membre opéré par la distance du saut effectuée par le membre sain et en multipliant le tout par 100. Un indice de symétrie des membres de 90 % est généralement considéré comme le seuil de réussite.

On pense depuis longtemps que les athlètes qui réussissent les tests fonctionnels courent un risque réduit de se blesser à nouveau. Cette croyance a cependant été remise en question sur la base de méta-analyses récentes (2,3). Compte tenu de l'incertitude autour des hop tests, les objectifs de cette analyse étaient : (1) d'examiner de manière critique l'utilité des hop tests pour la prise de décision de la reprise du sport, et (2) d'émettre des recommandations de bonne pratique concernant l'utilisation des hop tests.

Après une plastie du LCA, les athlètes sont à haut risque d’une deuxième lésion du LCA (ipsi ou controlatérale) et d'une performance athlétique réduite.
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Les athlètes atteignent souvent une symétrie de 90 % des membres lors des hop tests tout en ayant encore des déficits importants au genou (grâce au recrutement compensatoire de la force de la cheville et de la hanche).

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MÉTHODE

Les auteurs ont exploré plusieurs sujets dans cette analyse critique : les propriétés des mesures lors des hop tests, la validité de l'utilisation du membre controlatéral comme référence, les alternatives aux hop tests, et l'importance d'évaluer la qualité du mouvement

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