« Il est difficile de faire confiance à une personne, il est plus facile de faire confiance à une image » : les patients souffrant de lombalgie préfèrent l'imagerie comme moyen pour faire face à l'incertitude

Une analyse de Dr Jarod Hall info

POINTS CLÉS

  1. Malgré des décennies de données probantes et de recommandations indiquant que l’imagerie de routine n’améliore pas les résultats dans la lombalgie non spécifique, les patients continuent d’en faire la demande avec force.
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CONTEXTE ET OBJECTIFS

La lombalgie (LBP) touche des millions de personnes dans le monde et représente une charge significative pour les systèmes de santé (1). En Ontario, de nombreux individus présentent des épisodes de lombalgie récurrents ou chroniques, susceptibles d’altérer fortement la qualité de vie, parfois pendant des années, voire des décennies. Cette douleur prolongée peut entraîner une gêne continue, une mobilité limitée et une détresse psychologique (2, 3). Les recommandations internationales déconseillent le recours systématique à l’imagerie dans la lombalgie, car celle-ci améliore rarement la douleur, la fonction, la qualité de vie ou les décisions thérapeutiques (4–7). Pourtant, l’imagerie demeure surutilisée et, surtout, activement recherchée par les patients.

Les auteurs ont cherché à comprendre pourquoi les patients souhaitent recourir à l’imagerie, en s’appuyant sur un cadre théorique structuré : le Common-Sense Self-Regulation Model, qui met en lumière la manière dont les individus interprètent la maladie, y font face et évaluent leurs réponses au fil du temps. Étant donné le caractère souvent récurrent de la lombalgie, les patients accumulent des croyances issues d’épisodes antérieurs, d’informations en ligne, de leur entourage social et de leurs interactions avec les cliniciens. Ces croyances deviennent des déterminants puissants de ce qu’ils estiment « nécessaire » lors de l’épisode suivant.

L’objectif de cette étude était d’explorer les récits, les croyances et les comportements d’adaptation associés aux attentes en matière d’imagerie chez les patients lombalgiques, et de décrire la manière dont ces croyances évoluent dans le temps.

Les recommandations internationales déconseillent l’imagerie systématique dans la lombalgie, car elle améliore rarement la douleur, la fonction, la qualité de vie ou les décisions thérapeutiques.
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Les cliniciens doivent remplacer la certitude perçue associée à l’imagerie par une forme de certitude plus robuste et plus durable : une compréhension claire de l’affection, une justification clinique qui ait du sens pour le patient et un message cohérent, capable de perdurer bien après la consultation.

MÉTHODE

  • Il s’agissait d’une étude qualitative intégrée au sein d’une cohorte prospective plus large (« Back ON »). Les entretiens ont été analysés à l’aide d’une analyse thématique réflexive, guidée par le Common-Sense Self-Regulation Model (CSSRM), permettant aux chercheurs d’interpréter la
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