L’association d’exercices ou d’une activité physique au traitement pharmacologique de l’ostéoporose chez les patient·e·s présentant un risque accru de fracture améliore-t-elle la densité minérale osseuse et réduit-elle le risque de fracture ? Revue systématique avec méta-analyse

Une analyse de Dr Mariana Wingood info

POINTS CLÉS

  1. Les recommandations de bonnes pratiques conseillent aux personnes souffrant d’ostéopénie et d’ostéoporose de faire de l’exercice ou de pratiquer une activité physique.
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CONTEXTE ET OBJECTIFS

L’ostéoporose est une maladie progressive et systématique du squelette caractérisée par une diminution de la densité minérale osseuse et une détérioration micro-architecturale du tissu osseux ou la présence d’une fracture de fragilité. Le diagnostic s’effectue par une scintigraphie DEXA : les personnes ayant une faible densité minérale osseuse (c’est-à-dire une ostéopénie) présentent un score T se situant entre 1,0 et 2,5 en dessous des valeurs de référence pour jeunes adultes et les personnes étant identifiées comme souffrant d’ostéoporose présentent un score T avec un écart supérieur ou égal à 2,5 en dessous des valeurs de référence pour jeunes adultes (1).

Selon le modèle FRAX adapté des États-Unis, les personnes atteintes d’ostéopénie au niveau du col fémoral ou de toute la hanche présentent un risque de fracture de la hanche à 10 ans ≥ 3 %, tandis que celles atteintes d’ostéoporose présentent un risque de fracture ≥ 20 % (1). Les fractures de la hanche étant associées à des taux élevés d’invalidité, d’institutionnalisation et de décès (1), il est essentiel d’essayer de prévenir l’ostéoporose et les fractures de fragilité.

Cette étude visait à déterminer si les exercices physiques associés à la pharmacothérapie ont un effet additif par rapport à la pharmacologie seule sur la densité minérale osseuse (DMO), le marqueur du remodelage osseux (MRO), la guérison des fractures et la prévention de celles-ci chez les patient·e·s présentant un risque accru de fracture en raison d’une ostéopénie ou d’une ostéoporose.

Les fractures de la hanche étant associées à des taux élevés d’invalidité, d’institutionnalisation et de décès, il est essentiel d’essayer de prévenir l’ostéoporose et les fractures de fragilité.
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La pratique des exercices reste une intervention recommandée pour les personnes atteintes d’ostéopénie ou d’ostéoporose, ces derniers ayant des effets bénéfiques qui vont au-delà des changements de la densité minérale osseuse.

MÉTHODE

Conception : revue systématique et méta-analyse à partir de quatre bases de données distinctes.

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