Stoppez les blessures liées à la course à pied dès leur apparition – Conseils d’évaluation pour les kinés

6 mins de lecture. Posté dans Course à pied
Un article de Elsie Hibbert info

Avec l’essor fulgurant de la course à pied à travers le monde, il n’a jamais été aussi important pour les kinésithérapeutes de maîtriser l’évaluation des blessures liées à la course. Lorsqu’un coureur consulte pour une blessure, de nombreux facteurs doivent être pris en compte. Il ne s’agit pas seulement de l’aider à continuer à courir ou à retrouver son niveau optimal le plus rapidement possible, mais aussi d’évaluer la gravité de la blessure (par exemple une lésion de stress osseux) et d’éviter qu’elle ne devienne chronique (comme une tendinopathie) pouvant l’éloigner durablement de la course. Pour une activité aussi répétitive et à forte contrainte, il est inévitable que des problèmes surviennent, et une résolution efficace commence par une évaluation approfondie.

Cet article met en avant les points clés du cours pratique du kinésithérapeute expert Brad Beer sur l’évaluation des blessures chez les coureurs. Nous aborderons deux grandes catégories de blessures : les tendinopathies et les lésions de stress osseux.

Si vous souhaitez voir exactement comment le kiné expert Brad Beer évalue les blessures chez les coureurs, regardez son cours pratique complet ICI. Avec les cours pratiques, vous pouvez observer directement comment les meilleurs experts évaluent et traitent des pathologies spécifiques — afin de devenir un meilleur clinicien, plus rapidement. En savoir plus ici.

 

Tendinopathies

Comprendre le comportement du tendon est la première étape. Lors de l’évaluation subjective, soyez attentif à des signes tels qu’une douleur qui « s’échauffe » pendant la course, une douleur le lendemain matin, une raideur matinale brève, et une douleur déclenchée par des modifications de charge (par exemple, une augmentation de la vitesse, de la distance ou de la fréquence). Et assurez-vous de recueillir une anamnèse détaillée auprès de vos coureurs !

Tendinopathie d’Achille

Il s’agit de l’une des atteintes tendineuses les plus fréquentes chez les coureurs. Brad propose une évaluation simple et progressive pour mesurer la capacité de charge du tendon d’Achille, en commençant par des élévations de mollet bilatérales, puis unipodales, avant d’ajouter de la vitesse et des éléments pliométriques.

Fait intéressant, Brad insiste sur l’importance de tester la capacité du mollet en l’isolant des fléchisseurs des orteils, qui peuvent contribuer jusqu’à 25 % de la force de flexion plantaire. Pour cela, demandez à votre patient de se tenir sur une planche avec les orteils dans le vide. Cette petite modification permet une évaluation plus précise de la capacité réelle du mollet.

Concernant le diagnostic différentiel de la tendinopathie d’Achille du corps du tendon, Brad souligne l’importance de considérer une atteinte du muscle plantaire. Bien que plus fréquente chez les rameurs et les cyclistes, elle mérite également d’être recherchée chez les coureurs. Voici une démonstration rapide de son évaluation extraite de son cours pratique :

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Tendinopathie proximale des ischio-jambiers

Cette pathologie est souvent aggravée par des activités compressives comme la course en montée ou la position assise. Comme pour la tendinopathie d’Achille, réalisez une évaluation standard de la capacité de charge, en commençant par un squat puis en progressant vers des mouvements comme l’arabesque. Brad présente dans cet extrait de son cours pratique un test simple, sans matériel, pour cette pathologie :

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Pour approfondir l’évaluation de la capacité des ischio-jambiers, Brad utilise un dynamomètre manuel en décubitus ventral ou, si cela est faisable, un test de 8 répétitions maximales sur une machine de leg curl en décubitus ventral avec un métronome. Une référence pertinente est d’environ 0,3 à 0,4 fois le poids corporel du patient.

 

Lésions de stress osseux

Les lésions de stress osseux (Bone Stress Injuries, BSI) sont un élément clé à considérer chez les coureurs d’endurance. Elles peuvent survenir sur l’ensemble du membre inférieur, du pied au col fémoral. Il est essentiel de distinguer les zones « à faible risque » des zones « à haut risque » ; ces dernières, comme le col fémoral, présentent un risque plus élevé de complications en raison d’une vascularisation limitée. Brad insiste sur l’importance de recueillir un historique détaillé de la charge d’entraînement au cours des mois précédents, car la douleur apparaît généralement après une accumulation de contraintes, plutôt qu’après un événement isolé. Voir l’extrait ci-dessous de son cours pratique dans lequel Brad explique la physiologie de la réparation osseuse et ses implications :

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BSI tibiales

Les BSI tibiales font partie des lésions de stress osseux les plus fréquentes chez les coureurs. Il est essentiel de différencier une véritable BSI d’un syndrome de stress tibial médial (SSTM), car les coureurs atteints de SSTM peuvent souvent continuer à courir avec des adaptations. Notez l’étendue de la douleur à la palpation : une douleur localisée sur moins de 5 cm peut indiquer une BSI plutôt qu’un SSTM, qui est plus diffus. Le test du saut unipodal présente également une sensibilité de 100 % pour les BSI tibiales : si le patient ne ressent aucune douleur lors d’un saut sur une jambe, une BSI tibiale est peu probable.

BSI fémorales

Bien que moins fréquentes, les BSI fémorales sont des lésions « à haut risque » nécessitant une prise en charge prudente. Brad souligne que les BSI situées sur le versant en tension (supérieur) du col fémoral nécessitent une orientation orthopédique immédiate en raison du risque d’évolution vers une fracture complète. Ces lésions se manifestent généralement par une douleur antérieure de hanche, notamment lors des activités en flexion de hanche. Bien qu’il n’existe pas de test spécifique pour les BSI du col fémoral, le test FADIR (Flexion-Adduction-Rotation interne) peut aider à reproduire la douleur.

 

Conclusion

Ce ne sont là que quelques astuces pratiques pour l’évaluation des blessures liées à la course à pied. En comprenant les facteurs à l’origine de la douleur chez le coureur, vous serez mieux armé pour élaborer un plan de traitement ciblé et guider un retour à la course en toute sécurité et efficacité. Cet article ne fait qu’effleurer le contenu du cours pratique complet de Brad Beer sur l’évaluation des blessures en course à pied, où il aborde un éventail plus large de pathologies — de la tendinopathie glutéale aux lésions de stress osseux du pied.

Si vous souhaitez une vision complète de la manière dont un expert évalue efficacement les lésions liées à la course, regardez le cours pratique complet de Brad Beer ICI.

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